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iamovitch

Mort de Fidel Castro : La Vérité. Oscuridad

Publié le 6 Avril 2011 par iamovitch in RUSSIA I SSSR

Début de cette funeste histoire --> Mort de Fidel Castro : La Vérité. Blah French Shoes

 

 

castro-teeth

 

 

 

 

 

Fidel ne se séparait jamais de son médaillon. Il ouvrit les yeux. Ses yeux de grand guerrier mongol fier et serein. Le vent doux et tiède de la baie des cochonos soulevait mollement la tenture en crinoline qui ornait la grande fenêtre. Fidel s’éveilla d’humeur joyeuse. Pour la deuxième fois cette semaine, constata t’il avec bonheur, son membre viril se dressait, gorgé de sang. Le sang rouge et intarissable de la Révolution Cubaine.  

 

A ses côtés la belle et suave Cristina Elisabet continuait de dormir profondément. Totalement découverte et nue. Sa lourde et ferme poitrine 100% naturelle se soulevait au rythme d’une lente et ample respiration. Le regard de Fidel glissa de la pointe frémissante de ses seins à la toison pubienne dense et sauvage comme la forêt primitive. Son cœur se gonfla de désir. Il aurait aimé la prendre sur le champ avec la même fougue et la même frénésie que celles qui faisaient chavirer Dalia dans les hautes fougères vénéneuses de la Sierra Maestra. Mais il se retint. Au prix d’un immense effort. Il réussit à soulever son buste, à pivoter et à s’asseoir sur le rebord du lit. 

 

Il saisit ses lunettes. Repris son souffle. Chaussa ses valenkis. Repris son souffle. Accrocha la barre d’acier et se dressa sur ses jambes alertes. Le spectacle étincelant du lever de soleil sur la mer des caraïbes l’attendait…

 

 

 

 Seul. Seul sur la grande terrasse de sa modeste demeure surplombant l’immensité de la baie, Fidel songeait. La beauté virginale de l’endroit avait été restaurée depuis longtemps. Le peuple cubain souhaitant effacer la souillure infligée par le débarquement des porcs de la Brigade 2506, Fidel s’était fait un devoir d’être l’architecte de ce vœu. Il contemplait avec une tendre émotion l’œuvre accomplie mais son esprit ne prenait jamais de repos. Aussi grandiose que fut le paysage, il songeait à l’Avenir… 

 

Raùl l’inquiétait. Raùl vieillissait. Mal et plus vite que prévu. Raùl avait des moments d’absence. Raùl radotait. Non seulement il fallait lui écrire tous ses textes mais il fallait le surveiller pour qu’il ne relise pas en boucle le même paragraphe. De plus ses problèmes de vessie incontrôlée nécessitaient toute une logistique et mobilisaient une équipe de techniciens en effets spéciaux lors des nombreux défilés et parades. 

 

Fidel était rongé par un doute critique constructif. Le choix de Raùl était-il le bon ? Comment expliquer sa dégénérescence rapide alors qu’il portait dans chaque poche de sa vareuse, une tranche sous verre indestructible du génial cerveau de Vladimir Illitch ? Ce somptueux présent offert en marge de la cérémonie de remise de son deuxième Ordre de Lénine l’avait bien protégé lui ! Pourquoi était-il sans effet sur Raùl ?! Ce cadeau ! Ce cadeau inestimable de l’Institut de Recherche Sur le Cerveau de Lénine l’avait maintenu en pleine forme durant vingt ans ! vingt ans…jusqu’à cette terrible nuit de juillet 2006… 

 

Certes il y avait plusieurs explications rationnelles à cela. Un matérialiste sait qu’il existe toujours une explication rationnelle s’inscrivant pleinement dans la droite ligne de la dialectique marxiste. Soit les propriétés intrinsèques du Cerveau de Lénine, capable de catalyser les forces mondiales de la paysannerie et du prolétariat tout en cristallisant l’éveil de l’humanité à la conscience communiste, avaient souffert d’un sabotage machiavélique ourdi par cette putain de CIA, ce qui était de loin le plus probable, soit elles avaient subi l’usure du temps, mais cette hypothèse ne résistait guère à l’analyse scientifique du phénomène de part la brutalité de son apparition. Soit…

 

Soit…Raùl avait terriblement changé…

 

Le Cerveau de Lénine n’avait évidemment aucun effet bénéfique sur les ennemis du peuple…bien au contraire…et cette hypothèse là torturait Fidel. La sénescence accélérée de Raùl pouvait cacher une terrible réalité…Raùl avait perdu la foi révolutionnaire…Raùl avait laissé dépérir sa conscience marxiste-léniniste…Raùl avait sombré dans un révisionnisme petit-bourgeois qui lui avait rongé son âme de militant d’avant-garde…Raùl était devenu une larve bouffie d’idées réformistes prête à ramper sous les semelles des rangers…

 

Fidel soupira. Rien de concluant concernant les enquêtes en cours sur Raùl ne venait confirmer cette thèse mais pouvait on se fier vraiment aux résultats de ces investigations alors même que les enquêtes croisées des enquêteurs sur les enquêteurs donnaient des résultats laissant à penser que tout l’appareil pullulait de traîtres comme les putes sur la plage de Varadero à l’arrivée des outres à devises vomis par charters entiers sur le sol de la Patrie.

 

Deux ou trois gouttes de pluie s’écrasèrent successivement sur son gros orteil droit. Fidel leva la tête. Le ciel était pourtant limpide. Les embruns peut-être ? Les embruns sans doute. Mais Fidel préféra ne pas sous-estimer la menace et décida de rentrer.

 

 

 

La merveilleuse et douce Cristina ne s’était pas réveillée. Fidel lentement, s’approcha d’elle. Il était fasciné par ses courbes sensuelles. Comme toujours en ces moments de bouillonnement intellectuel, de nombreux sujets d’études jaillissaient de son esprit. Il lui faudrait les noter pour l’enrichissement des masses avides de culture qui guettaient l’apparition de ses thèmes de réflexion dans les pages de Granma.

 

« Primo : il était fascinant et juste d’être justement fasciné par la pureté des courbes de la Révolution Cubaine. »

« Deuxio : la pureté conférait à la Révolution Cubaine les caractéristiques intrinsèques des germes de la jeunesse éternelle. »

« Tertio :… », Tertio se dit Fidel, la preuve était là devant lui ! Cristina paraissait jeune ! Cristina était jeune ! Cristina était très jeune…

 

Cristina était bien jeune et Fidel soudain se demanda si cette belle peau métisse était bien la sienne. Cette pensée incongrue lui arracha une grimace. Une sourde angoisse monta de sa poitrine. Sa main agrippa son médaillon. Elle le serra bien plus fort qu’elle ne l’avait jamais serré depuis l’été 2006. Mais pour la première fois depuis toutes ces années, il ne se produisit rien. Pas de chaleur miraculeuse et bénéfique. Nulle bouffée de bien-être. Il faisait étrangement sombre. Mais ce n’est pas ce qui cristallisa son ultime attention. Bizarrement il songea que cette fois ce n’était ni la pluie ni les embruns…

 

 

 

 

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(end -->  Mort de Fidel Castro : La Vérité. Las razones de la trama)

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