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iamovitch

Charles Perrault : Les Fées

Publié le 30 Avril 2013 par iamovitch in Culturation

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Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l'aînée lui ressemblait si fort d'humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère en moins flétrie et moins bourlie évidemment car à l’époque le Botox la liposuccion et la chirurgie plastique n’avaient pas été inventés. Elles étaient toutes deux si chiantes désagréables orgueilleuses et imbues de leurs nombrils cyrrhosés qu'elles auraient pu devenir des stars de la téléréalité moyennant le traditionnel implant mammaire XXL. La cadette, qui était le portrait de son père doux et honnête et mort dans des circonstances suffisamment troublantes pour alimenter trois émissions du type « faites entrer l’accusé », était une des plus belles meufs qu'on eût su voir dans sa contrée, ce qui en soit n’a rien d’étonnant vu qu’il y a toujours un canon dans les contes de fées (dommage que vous n’ayez pas l’image). Comme on aime naturellement son semblable, du moins dans cette histoire car faut que çà colle, la mère était folle de sa fille aînée, et, en même temps ne pouvait pas kiffer la cadette. Elle la faisait manger à même le sol dans une assiette souvenir à l’effigie de Benoît XVI et travailler sans cesse.


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Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât, deux fois le jour, chercher un cubitainer de vin de table triple action bourrant détergeant et laxatif à une grande demi-lieue du logis chez Leader Price ouvert tous les jours même le dimanche de 9h à 20h. Un jour qu'elle sortait du magasin, il vint à elle une pauvre clocharde odorante et édentée qui lui pria en glaviotant de lui donner à boire.

« Oui, ma bonne mère, » dit cette belle fille et arrachant non sans mal le bouchon plastique, elle souleva puis soutint le cubi pour que la vieille bût aisément ce qui ne l’empêcha pas d’en foutre partout. La chardeclo, ayant bu, lui dit en postillonnant de l’hémorragie intestinale : « Vous êtes si belle, si bonne et si honnête, que je ne puis m'empêcher de vous faire un don » car c'était une fée qui avait pris la forme d'une vieille répugnante et déguelasse, pour voir jusqu'où irait la bonté de cette jeune fille. « Je te donne pour don, poursuivit la fée, qu'à chaque pa parole que tu diront, y t’sortira d’la bou bouche ou ! Une fleur, ou ! Une pierre pré précieuse, ou ! Une fleur. » Il était temps car le pinard commençait à lui monter au cerveau.


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Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère l’engueula comme d’hab d’abord pour le principe ensuite parce qu’elle avait soif. « Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d'avoir tardé si longtemps » et, voilà qu’en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux pissenlits, deux perles et deux gros diamants.  «Oh ! Par Gigondas et Nicolas ! Que vois-je là ! dit sa mère toute turlupinée ; je crois qu'il lui sort de la bouche de quoi passer aux appellations contrôlées ! D'où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu'elle l'appela sa fille, d’ordinaire elle préférait la siffler). La pauvre enfant lui raconta naïvement toute son aventure, non sans jeter de quoi racheter de sympathiques vignobles. « Vraiment, dit la mère, il faut que j'y envoie ma fille. Tiens, Fanchon », car celle-là avait un prénom d’époque, « voies ce que crache ta sœur quand elle cause; tu serais pas jouasse d'avoir le même don ? Il te suffit d’aller chercher un cubi, et, quand une vieille pochetron te demandera à boire, de lui filer du narpi » « Tu rigoles ? Ca me gaverai grave ces conneries ! , répondit la brutale, merde ! Et puis c’est bientôt l’heure de je-veux-être-une-it-girl ! » « Fais chier ! , reprit la mère, vas-y avant que ça ferme ! »

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Elle y alla, mais toujours en grognant. Elle prit carrément une bouteille à 5 écus 95 anticipant le nouveau train de vie qui s’annonçait. Elle ne fut pas plus tôt sortie du magasin, qu'elle vit s’extraire d’un carrosse à toit ouvrant une dame nippée superchicos, qui vint lui demander à boire. C'était la même fée qui était apparu à sa sœur, mais qui s’était lavée vite fait, maquillée, coiffée, poudrée, ravalée, et sapée comme une conne pétée de tunes qui ne s’habille qu’aux « Champs », pour voir jusqu'où irait la malhonnêteté de cette fille. « Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour te donner à boire pouffe de bourge ? De toute façon j’ai pas de tire-bouchon connasse ! » « Vous n'êtes guère courtoise, reprit la fée, sans se mettre en colère. Eh bien ! Puisque vous êtes si peu sympatoche, je vous donne pour don qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un rat crevé, ou un serpent venimeux, ou un crapaud baveux »

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D'abord que sa mère l'aperçut, elle lui cria : « Eh bien ! Ma fille ! » « Eh merde ! Ma mère ! lui répondit la Fanchon, en jetant deux vipères et deux rats crevés ». « Beurk, s'écria la mère, que vois-je ? C'est la faute à ta sœur et son conte de fée à la con ! Elle va payer ! » Et aussitôt elle courut pour la cogner. La pauvre enfant, appellation qui n’implique rien de nauséabond sur sa maturité sexuelle, s'enfuit et alla se sauver dans la forêt pas loin. Le fils du roi, qui revenait de la chasse où il avait abattu deux serfs, non y a pas de faute, la rencontra et, la voyant si érectile, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle avait à chialer ! « Hélas, Monseigneur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. » ce qui était quand même un mensonge vu qu’elle s’était barrée d’elle-même. Le fils du roi, qui vit sortir de ses lèvres cinq ou six saphirs et autant de diamants, lui pria de lui dire d'où que cela lui venait. Elle se moucha un grand coup dans son tablier et lui conta toute son aventure. Le fils du roi en devint amoureux surtout qu’à la fin de son récit, il y avait un sacré tas de pierres précieuses aux pieds de la meuf. Il l'emmena au palais du roi son père, où il l'épousa, l’enferma dans une cage et l’obligea quotidiennement à lire à voix haute des versets du Coran et des passages de la Bible jusqu’à la fin de ses jours.


Sa sœur se fit tant haïr en continuant de causer, que sa mère la vira de chez elle, et la malheureuse, alla caner au coin d'un bois.

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Moralité :

Quoique tu craches ne t’attends pas à ce qu’on t’embrasse

 

Autre Moralité :

A fée discount magie ripoue.

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Tatiana 31/07/2013 16:52

Le plus beau conte de fée de toute l'histoire...les frères Grimm n'ont qu'a bien se tenir!

iamovitch 31/07/2013 20:14

Le plus beau je ne sais pas mais le Père Perrault a frappé fort sur le thème classique maintes fois mâché et remâché des demi-soeurs opposées qui crachent des trucs partout et dont le destin funeste s'enquille au final comme le yin et le yang. Merci pour ton comm' !!