Dossier documentaire.
1. Nadejda Kroupskaïa Héroïne de l'URSS.
2. Le Comité Central en 1917.
3. Iossif Vissarionovitch Djougachvili, le marin inconnu.
.Document 1 : Nadejda Kroupskaïa Héroïne de
l'URSS.

Nadejda réprima un gémissement de douleur. Le comte Orlov la besognait violemment
en poussant des grognements de sale truie impérialiste. Nadejda dominait vaillamment la haine et la répulsion que suscitait le corps malodorant du suppôt capitaliste monopoliste de la houille et
des chemins de fer. Elle lui aurait volontiers arraché ses moudya à coups de zoubi mais Nadejda avait un sens du devoir bolchevik révolutionnaire hors du commun qui faisait passer le succès
de sa mission de libération prolétarienne au-dessus de tout !
Ce dourak ne se doutait de rien...il bavait et râlait comme l'avait fait la veille, le prince putride Félix Felixovitch Youssoupoff et comme le faisait tout les
zasranets de
poux vivants sur le dos du Peuple ! "houmf ! houmf ! haaa ! souka maya !!" haletait-il en lui burinant le bas-ventre. Nadejda ferma les yeux et se concentra comme toujours sur l'image apaisante et
réconfortante de Vladimir Illitch...Elle le voyait travaillant sans relâche à la rédaction d'un pamphlet contre le renégat Kautsky et sa clique révisionniste dans son modeste bureau nappé par la
lueur diffuse des nuits blanches de Saint-Pétersbourg. L'amour indestructible qu'elle portait à Vladimir Illitch, la Paysannerie et le Prolétariat, lui permettait de tenir avec force et abnégation
dans la tourmente de la lutte héroïque que livrait sa paroi vaginale marxiste-léniniste.
Le Plan "Khouyegryz" fonctionnait à merveille. Mais il exigeait d'elle de nombreux et valeureux sacrifices. Raspoutine, entre autres, lui avait
donné bien du fil à retordre. Ce moujik perverti par la luxure, fils d'un couple abject de koulaks pro-israéliens, refusa obstinément de pénétrer par l'entrée principale et Nadejda dut se résoudre
à lui ouvrir tant bien que mal la porte de service, laquelle lui sembla se déchirer sous la pression de la bête ! Nadejda n'était pas sûre de l'efficacité d'une telle pratique, mais dans le doute
une révolutionnaire ne s'abstient pas !
L'idée venait bien sûr du Grand Vladimir Illitch. Elle était simple et géniale. Pour décimer l'Aristocratie alliée objective de la Bourgeoisie Impérialiste et du Grand Capital Capitaliste, il
suffisait de pratiquer un entrisme destructeur dans la sexualité pervertie et malsaine de ses membres débauchés.
Vladimir Illitch recueillit le poison destiné à l'éradication de la clique tsariste, lors de son exil forcé à Turku en 1907, entre les cuisses d'une stelka habituée des salons mondains hantés par
les parasites du peuple laborieux russo-finlandais. Pour être sûr de son fait, il revint infatigablement fakat'er trente-sept soir de suite cette pauvre baroukha jusqu'à ce qu'elle remarque un
champignon non comestible. La marche révolutionnaire franchit alors une étape décisive dans l'Edification de la Société Socialiste Soviétique.
Déguisé en Pope Irlandais, Vladimir Oulianov prend le tramway Turku-Magadan pour rejoindre Nadejda qui l'attend avec l'impatience et la fébrilité progressiste des vraies révolutionnaires. Il
échappe à tous les pièges tendus par les hordes sanguinaires de l'Okhrana ! et parvint à temps pour l'ouverture de la vingt-septième session secrète des secrétaires de section du POSDR(b) ! A son
entrée dans la cuisine de la Datcha, les délégués l'ovationnent à s'en user les moufles ! Nadejda est enthousiaste ! Entre deux discours enflammés, Vladimir Illitch la trakhat' jusqu'à
l'épuisement. Nadejda est consciencieuse. Elle n'hésite pas à faire le poirier après chaque séance restreinte du politburo. Puis, enfin, vint le temps de la mission...
(Histoire Brève de l'URSS, Tome 47, Page 1214, Editions Prosvechtchénié, Moscou, 1 Rouble 23 Kopecks)
.Document 2 : Le Comité Central en
1917.
(
Source : marxists.org)
.Document 3 : Iossif Vissarionovitch Djougachvili, le marin inconnu.
Pensif Iossif se tenait sur le pont. Les embruns de l'océan déchaîné martelaient ses valinkis. Le vaisseau de la Révolution fendait les vagues gigantesques qui se brisaient dans un fracas
d'enfer sur sa coque d'acier forgé par les mains rugueuses des travailleurs libérés. Iossinka regardait plus loin que le lointain du loin. Son esprit traversait les mers et les ouragans, tendu vers
l'avenir radieux d'une terre gorgée de la semence communiste, qui attendait patiemment le peuple. Il dirigeait le navire avec force et détermination. Il était seul. Parfois l'effluve du passé
venait le tourmenter, il revoyait son ami Grigoriy Evseïevitch malade et suppliant de l'achever pour ne pas gâcher les maigres réserves de paracétamol, son camarade Lev Borissovitch et ses éternels
scènes de ménage avec Olga Davidovna pour savoir qui devait précéder les enfants pour monter sur la planche, son frère Nikolaï Ivanovitch toujours si fier de sa compréhension approximative de la
dialectique et tant d'autres compagnons malencontreusement tombés par dessus le bastingage en cherchant à mater les tétons des sirènes bolcheviques. Mais Iossif tenait bon. Il ne pouvait
relâcher son attention sublime dont dépendait le sort de l'URSS Entreprise. Il ne pouvait se permettre de desserrer ses poings rivés à la barre du Gouvernail des Gouvernails ! Et pourtant il aurait
tant aimé comme un simple moujik gratter l'irritante croûte qui obstruait l'orée de son fistule anal...
(Iossif face aux récifs, Page 328, Ivan Oudmourte, Editions Prosvechtchénié, Moscou, 1 Rouble 23 Kopecks)
PREMIERE PARTIE
Analysez l'ensemble documentaire en répondant brièvement aux questions :
1. En quoi les contradictions internes de la Lutte des Classes nuisent-elles à l'épanouissement de la sexualité (document 1) ?
2. En 1917, quel était le membre du CC qui rigolait le plus et pourquoi (document 2) ?
3. En quoi le document 3 démontre-t-il les bienfaits du pilotage automatique ?
DEUXIEME PARTIE
En vous fondant sur ce travail préparatoire, sur les informations extraites des documents et sur vos connaissances personnelles issues de "Qui veut gagner des millions" rédigez une réponse
organisée au sujet : "Le durcissement de la pensée révolutionnaire est-il fondamentalement érotique ?"
TIRE A VUE !